Maison 1ere



Charlotte Biltgen signe l’architecture intérieure et le design sur-mesure de Maison Première, un tout nouveau restaurant tokyoïte à Ebisu, le quartier bobo résidentiel qui monte. Une grande maison de 3 étages posés sur une colline, à la fois restaurant et lieu événementiel, où souffle un art de vivre à la française avec le chef français Armand Arnal aux fourneaux et une décoration qui hybride la convivialité du bistro parisien et la délicatesse japonaise.

Une douceur de vivre sans angle droit, ou presque, avec ces tables de marbre arabescato posée sur un rythme de pieds enfilés de gigantesques perles pour manger debout ou faire des dégustations informelles, un immense plafonnier circulaire, des petites tables aux angles adoucis comme des nuages et une vaisselle éclatante de couleurs, le tout dessiné sur-mesure. Tandis qu’au sol, la géométrie de la trame de bois pour délimiter les zones d’assises achève de structurer l’espace. Cette Maison Première imaginée par Charlotte Biltgen est assurément la première d’une longue série japonaise.



« J’aimais l’idée de confronter ma culture décorative française avec la légèreté japonaise, ce raffinement floral, cette simplicité des formes, ces couleurs très féminines qui me ressemblent et qui incarnent ce pays. » résume la décoratrice. Charlotte Biltgen dessine donc un ensemble de banquettes, sofas et fauteuils pastels qui sont autant de formes archétypales confortables que de rupture dans l’idée d’un restaurant à la japonaise « Manger sur un sofa, dans une position presque alanguie ou les convives risquent de se toucher n’est absolument pas dans la culture locale » s’amuse Charlotte.

Bibliothèque dédiée à l’art de vivre français, cave à vins et cheminée reflétés par un miroir piqueté assoient les codes d’un confort club européen pour accueillir dégustations de champagne et mariages le week-end, avec une grande salle de banquet au sous-sol et même une petite chapelle au premier étage. Dès l’entrée, Charlotte Biltgen a voulu un accueil frais et simple comme à la maison avec un oasis de fleurs coupées « uniquement champêtres et de saison, rien de sophistiqué, comme si la maîtresse de maison les avait cueillis le matin même ».